En Guadeloupe

3 02 2009

Communiqué de presse du SNUipp-FSU Guadeloupe

Depuis le 20 janvier 2009, le SNUipp Guadeloupe s’est résolument inscrit dans l’action, la mobilisation et la grève intersyndicale.

Lors des négociations avec le recteur, nos représentants ( Pioche, Thenard, Jarvis, Segur, Laug ) ont fait la démonstration que notre jeune académie va mal…Sa politique éducative patine… :

- RASED incomplet.

- postes vacants occupés par des Brigade et des ZIL

- impossibilité de réaliser les stages de formation continue

- pas de bilan des missions et des multiples postes à profil

- mise en œuvre précipitée des réformes sans concertation

- mal être chez les personnels enseignants

Le quotidien de nos écoles, se traduit par de maigres moyens matériels et humains, une exigence extrême dans les circonscriptions, une défiance permanente des parents, une désorganisation de la chaine hiérarchique..Tout cela conduit à la dévalorisation des enseignants.

On ne peut reprendre les cours sans réponse du recteur, sur nos principales revendications..LA GRÈVE CONTINUE !

Faisons de la mobilisation” Education nationale ” un maillon fort de la mobilisation générale “Iyannaj kont profitasyon”

Le SNUipp Guadeloupe appelle au renforcement de l’opération établissements fermés pour obliger le recteur à des réponses rapides et claires..





Les manifs de jeudi

27 01 2009
DEP VILLE LIEU MANIF HEURE
RP Paris Bastille-République-Opéra 14h00
01 Bourg en Bresse Champ de Foire 14h30
Belley Place des Terreaux 16h00
02 Laon Lycée Paul Claudel 14h30
St Quentin Place du 8 octobre 15h00
Soissons Parc St Pierre 14h00
Château Thierry Place Paul Doumer 17h30
03 Vichy Place Jean Epinat 15h30
Montluçon Place Jean Dormoy 15h30
Moulins Préfecture 15h30
04 Digne Place Général de Gaulle 11h00
05 Gap Esplanade Préfecture 10h30
Briançon Lycée 10h00
06 Nice Place Masséna 10h00
Grasse Lycée Amiral de Grasse 10h00
07 Privas Préfecture 10h30
Annonay Parking Super U face usine Canson 14h00
Aubenas Place Champ de Mars 15h00
08 Charleville-Mézières Place Ducale 10h00
09 Pamiers Place Milliane 10h30
10 Troyes Place de la Bourse 14h00
11 Carcassonne Portail des Jacobins 14h30
Narbonne Médiathèque 14h30
12 Rodez Quartier St Eloi 14h30
13 Marseille Vieux port 10h30
14 Caen Place St Pierre 10h30
Lisieux Place François Mitterrand 10h00
Vire Porte Horloge 17h00
15 Aurillac
16 Angoulême Gare SNCF 10h00
17 La Rochelle Aquarium 10h30
Rochefort Place Colbert 10h30
Saintes Palais de Justice 10h30
18 Bourges Place Séraucourt 10h30
St Amand Place de la République 10h30
Vierzon Forum République 10h30
19 Brive Place Thiers 10h00
Ussel Place de la République 15h00
Tulle La Gare 15h00
2A Ajaccio Place Abbatucci 10h00
2B Bastia
21 Dijon Place de la Libération 14h30
Montbard AG Bourse W 10h30 Manif Place Gambetta 14h30
22 St Brieuc Place de la Liberté 10h00
Lannion Devant le Tribunal 11h00
23 Guéret Mairie 11h00
24 Périgueux Palais de Justice 11h00
Bergerac Place de l’Eglise 18h00
Sarlat Place de la Poste 15h00
25 Montbéliard Champ de Foire 14h00
Besançon Place de la révolution 11h00
26 Valence Champ de Mars 14h00
27 Evreux Salle Omnisports 14h00
28 Chartres Préfecture 10h30
29 Brest Place de la Liberté 10h30
Quimper Place de la Résistance 10h30
Morlaix Place de la Mairie 10h30
Quimperlé Coat Ker 10h30
30 Nîmes
31 Toulouse Compans Caffarelli (Rendez-vous FSU Place Arnaud-Bernard) 14h00
32 Auch Stade 10h00
33 Bordeaux Allée Tourny FSU : rue Lafaurie Monbadon 10h30
34 Montpellier Peyrou 14h30
Béziers Bourse du Travail 10h00
35 Rennes Place de la Gare 11h30
36 Châteauroux Place de la République 10h00
37 Tours Place de la Liberté 10h00
38 Grenoble La Gare 10h00
Bourgoin Jallieu Parking Diederichs 9h30
Roussillon Place des Cités 10h00
Vienne Sous-Préfecture 13h30
39 Lons le Saunier Place de la Liberté 15h00
Dole Avenue de Lhar 10h00
St Claude Sous-Préfecture 10h00
40 Mont de Marsan Place des Arènes 10h30
41 Blois Parc des Expositions 14h30
Vendôme Sous-Préfecture 11h00
Romorantin Sous-Préfecture 11h00
42 Roanne Bourse du Travail 10h30
St Étienne CCI 10h00
43 Le Puy en Velay Place Cadelade 10h30
44 Nantes Place du Commerce 14h00
St Nazaire Place de la Gare 14h00
Chateaubriant Place de la Mairie 14h00
Ancenis Rond point espace 23 14h00
45 Orléans Parvis de la Cathédrale 10h30
Gien Place Jean Jaurès 10h30
Montargis Place de Pâtis 10h30
46 Cahors Place Charles De Gaulle 14h30
Figeac Parking Lycée Champollion 14h00
47 Agen Préfecture 14h30
48 Mende La Chicanette 10h00
49 Angers Place Leclerc 10h30
Cholet Place Travot 10h30
Saumur Place de la Mairie 11h00
Segré Place du Port 16h00
50 Cherbourg Mairie 10h30
St Lô Mairie 10h30
Granville Cours Jonville 10h30
Avranches 14h00
51 Reims Maison des Syndicats 10h00
Chalons Place Valmy 10h00
Épernay Place Carnot 10h00
Vitry le François Lycée François 1er
52 Chaumont
53 Laval Place du Jet d’Eau 11h00
54 Nancy Place Stanislas 14h00
55 Bar le Duc Place de la Gare (covoiturage Verdun,parking 8 mai 13h30 17h00
56 Lorient Maison des Syndicats bd Cosmao Dumanoir 10h00
Vannes La Rabine 10h00
Pontivy La Paline 10h00
57 Metz Place Mazelle 14h30
58 Nevers La Gare 16h00
59 Lille Boulevard Louis XIV 14h00
Douai Place d’Armes 10h00
Dunkerque Place Jean Bart 14h30
60 Beauvais Place Jeu de Paume 14h00
Compiègne Cours Guynemer 10h00
Creil Faïencerie 10h00
61 Alençon Rd Point Bd Koutiala et av Gal Leclerc direction rte du Mans 10h30
Argentan Place Leclerc 10h15
Flers Place du Marché 17h00
L’Aigle Place de l’Europe 17h15
62 Arras 9h30
Bethune 9h00
Boulogne 9h30
Lens 10h00
63 Clermont Avenue de la République 10h00
64 Pau Place de Verdun 10h30
Bayonne Place Ste Ursule 10h30
65 Tarbes Bourse du Travail 10h00
66 Perpignan Place de Catalogne 10h30
69 Lyon Manufacture Tabacs FSU M° Sans Soucis 10h30
70 Vesoul Mairie 10h00
71 Chalons Maison de Syndicats 15h00
Le Creusot Devant L’Alto 15h00
Macon Place des Cordeliers 15h00
Montceau les Mines Place de la Mairie 15h00
Paray le Monial Place de l’ Europe 15h00
72 Le Mans Palais des Congrès 9h30
73 Chambéry Place de la Sasson 14h30
Albertville Place de la Sous-Préfecture 14h30
St Jean de Maurienne Place du Champ de Foire 14h30
74 Annecy Préfecture 14h00
76 Rouen Cours Clémenceau 10h00
Le Havre Franklin 9h30
Dieppe La Gare 10h00
Eu Place guillaume le Conquérant 10h00
79 Niort Place de la Brèche 11h30
Thouars Place Lavault 11h00
80 Amiens Maison de la Culture 14h30
Abbeville Théâtre 14h30
Friville Escarbotin Place Jean Jaurès 14h30
81 Albi Place du Vigan 14h30
82 Montauban Esplanade des Fontaines (ex Place Prax Paris 14h30
83 Toulon Place de la Liberté 10h00
Draguignan Sous-Préfecture 10h30
84 Avignon Gare Centre 10h30
85 La Roche sur Yon Place Napoléon 14h30
Fontenay le Comte Sous-Préfecture 9h30
les Sables d’Olonne Place du Jet d’Eau 10h00
86 Poitiers Promenade des Cours 14h00
87 Limoges Place de la République 10h00
Saint Junien 14h00
88 Epinal 14h30
89 Auxerre Maison des Syndicats 15h00
Sens 10h00
Auxerre 10h30
Tonnerre 9h00
St Florentin 9h30
90 Belfort Maison du Peuple AG 9h00 10h00
971 Point à Pitre
972 Fort de France
973 Cayenne
974 St.Denis Jardin de l’État vers Préfecture 10h00
St Pierre Mairie vers Sous-Préfecture 10h00

Voir aussi:





Saint-Lô, 12 janvier

14 01 2009

Des enseignants et lycéens manifestaient à Saint-Lô pour la venue du Président de la République . Il venait y souhaiter ses voeux à l’Education Nationale, et la CRS l’accompagnait. Matraquages, tirs de flashball et de lacrymos, et arrestations auront marqué la journée.

Communiqué intersyndical suite aux violences policières du 12 janvier

Les organisations syndicales CGT, FSU, Sud-Solidaires, CFDT, UNSA, UNEF, après les graves incidents qui ont eu lieu cet après-midi, interpellent le président de la République, les élus et les citoyens du département de la Manche. Dans un pays démocratique, la plus aveugle violence policière s’est déchainée sous nos yeux.

La manifestation organisée à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy a rassemblé 5000 personnes dans les rues de Saint-Lô, dans l’ordre et dans le calme. Les organisations syndicales ont veillé, tout au long de cette journée, à canaliser les manifestants et à éviter toute provocation.

Durant le rassemblement, cinq manifestants, dont quatre lycéens et un militant de la CGT ont été interpellés par les forces de l’ordre, sans qu’il y ait eu de leur part la moindre violence ou provocation. A la dislocation du rassemblement, les manifestants se sont rendus au commissariat pour accompagner une délégation qui demandait à être reçue. Après une première charge sans sommation, au gaz lacrymogène, les militants des organisations syndicales ont formé un cordon pour éviter tout débordement. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la mairie, pacifiquement, la tension baissant. Alors même que notre délégation revenait d’une audience en préfecture, les CRS arrêtaient plusieurs jeunes manifestants, suscitant la colère de leurs camarades. Les forces de police ont alors directement chargé, frappant à de multiples reprises des manifestants sans défense. Un autre militant de la CGT a été pris dans l’échauffourée.

Les forces de police ont voulu procéder aussitôt à un contrôle d’identité. Entouré par les militants, notre camarade a refusé de s’y soumettre immédiatement, cette injonction étant une atteinte manifeste au droit de manifester pacifiquement. Après que nous ayons tenté de négocier, les CRS ont de nouveau chargé, s’en prenant avec violence à un groupe d’une trentaine de personnes, d’où nous avions pris la peine d’évacuer tous les mineurs. Notre camarade est ce soir détenu au commissariat de Saint-Lô.

Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire locale. Jamais jusqu’ici notre ville n’avait été le théâtre de quelque violence que ce soit lors de manifestations. La population a toujours fait preuve de flegme et d’un grand respect de la légalité. Le jour même où le président de la République visite en coup de vent la capitale du département, la violence policière s’est déchaînée dans toute sa brutalité sur des manifestants pacifiques. Ce soir, ce sont non seulement une dizaine de citoyens – dont deux militants de la CGT- qui sont détenus injustement, touchés dans leur dignité et dans leur chair. Ce sont aussi les libertés fondamentales qui sont bafouées par la police de M. Sarkozy : droit de manifester, droit d’exprimer pacifiquement des opinions et des revendications, droit de militer dans une organisation syndicale et de faire grève. La violence policière qui, vue de notre département, pouvait passer pour un phénomène lointain, nous touche aujourd’hui de plein fouet. Notre démocratie, déjà bien mise à mal, est aujourd’hui malade : malade d’une brutalité froide et aveugle devenue la règle ; malade de l’autisme d’un gouvernement aux ordres du patronat ; malade enfin de l’intolérance d’un président incapable d’admettre que 5000 personnes lui expriment leur défiance, alors que seules quelques dizaines venaient le saluer.

Voir aussi:





Agenda… en 2009

16 12 2008

communiqué

Les huit organisations syndicales françaises (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires et Unsa) réunis à Paris ont appelé aujourd’hui les salariés du privé et du public, les chômeurs et retraités à une “journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier” avec “dans tout le pays des grèves et des manifestations”. Dans un communiqué commun, elles estiment que “surmonter la crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations”.

Les syndicats de fonctionnaires doivent par ailleurs se réunir mercredi pour décider d’une éventuelle action commune le même jour.





Soutien à Bastien Cazals dans l’Hérault

3 12 2008

COMMUNIQUÉ DE L’INTERSYNDICALE DES ÉCOLES

SNUipp/FSU, SUD Education, SNE/CSEN, SNUDI-FO, CNT Education

Notre collègue Bastien Cazals, directeur de l’école maternelle Louise Michel à St Jean de Védas, est convoqué mercredi 3 décembre à 8H30 par l’Inspecteur d’Académie de l’Hérault.
Cette convocation fait suite à la lettre qu’il a adressée la semaine dernière au Président de la République dans laquelle il exprime ses sentiments et sa position par rapport aux réformes mises en œuvre dans l’Education Nationale par M. Darcos.

L’Intersyndicale apporte son entier soutien à Bastien Cazals et s’opposera à toute forme de sanction qui pourrait être prise par l’autorité académique. Notre collègue, par son initiative, incarne la résistance qui s’organise collectivement dans tout le département mais également dans tout le pays depuis la grève du 20 novembre, contre les réformes et mesures rétrogrades mises en place par M. le Ministre de l’Education nationale : RASED, maternelle, EPEP, nouveaux programmes, suppressions massives de postes…

Les fonctionnaires sont des citoyens qui ont droit à ce titre à la liberté d’expression, surtout quand elle est mise au service de la défense de notre patrimoine commun, l’école publique, laïque, mise à mal par M. Darcos.

L’Intersyndicale appelle tous les personnels à exprimer leur solidarité et leur soutien à Bastien Cazals en se rassemblant devant l’Inspection Académique mercredi 3 décembre à 8H30. Elle demande d’ores et déjà à l’Inspecteur d’Académie d’être reçue en même temps que Bastien Cazals.

Montpellier le 1er décembre 2008

La lettre de Bastien Cazals au Président de la République est consultable sur le blog

http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com

***

Dépêche AFP, 2-12-2008:

Soutien syndical à un directeur d’école de l’Hérault “entré en résistance”

Cinq syndicats appellent à une manifestation de soutien, mercredi à Montpellier, à un directeur d’école convoqué devant l’Inspection académique de l’Hérault après avoir annoncé, dans une lettre à Nicolas Sarkozy, son “entrée en résistance” face aux réformes engagées dans l’Education nationale.

Le SNUipp/FSU, SUD Education, le SNE/CSEN, le SNUDI-FO, la CNT Education, ont indiqué mardi à l’AFP qu’ils s’opposeraient à toute forme de sanction qui pourrait être prise à l’encontre de leur collègue, directeur d’une école maternelle dans la banlieue de Montpellier.

Celui-ci, “par son initiative, incarne la résistance qui s’organise collectivement dans tout le département mais également dans tout le pays depuis la grève du 20 novembre” contre les réformes du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, affirment les syndicats.

“Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l’objectif qu’il s’est fixé de diminuer par trois le nombre d’élèves en difficulté?”, interroge le directeur d’école dans son courrier, qui annonce notamment son intention de ne pas appliquer les nouveaux programmes et de ne pas effectuer l’aide personnalisée.

“Il y a en ce moment un mouvement de désobéissance civile qui se met en place dans les écoles”, a expliqué à l’AFP le secrétaire académique SNUIPP/FSU, Patrick Toledano.

Récemment, un professeur des écoles de Haute-Garonne a appelé sur internet à la “désobéissance pédagogique” pour protester contre les programmes scolaires préconisés à la rentrée 2008.

A Marseille, des écoles ont rédigé des lettres de désobéissance collectives qui devraient être remises vendredi à l’Inspection académique, selon un communiqué du Réseau informel de réflexion sur l’Education (RIRE) transmis à l’AFP.





Tous en grève

15 11 2008

Jeudi prochain, 20 novembre, journée de grève nationale unitaire [*] dans
toute l’éducation, de la maternelle à l’université.

  • Contre les 13 500 suppressions de postes
  • Contre la fermeture des RASED
  • Contre l’autoritarisme et la caporalisation
  • Contre la baisse de notre pouvoir d’achat
  • Contre le service minimum
  • Contre la mise en place des EPEP

Démontrons dans la rue aux directions syndicales frileuses que nous sommes bien plus mobilisés qu’elles.

[*] avec des appels séparés mais à l’appel de tous (SNUipp/Sgen/UNSA, SUD, CGT, FO). Un appel unitaire est à signaler dans le 94 (cf. ici).





SIVOS cherche parents casseurs de grève

13 11 2008

Un mot récemment collé dans le cahier de correspondance d’un élève scolarisé à l’école primaire d’Epuisay (41):

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Revue de presse: l’appel d’offre “veille de l’opinion” et Base élèves

9 11 2008

Un bon article de synthèse sur le fameux appel d’offre “veille de l’opinion” (avec un lien téléchargement) et sur Base élèves remouturée à lire sur Rue89 : Surveiller et punir : l’Education nationale discipline ses rangs.

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RASED: communiqué unitaire

7 11 2008

communiqué de presse commun (SNUipp-FSU, SGEN-CFDT, SE-UNSA, SNUDI FO, SNPI-FSU, FNAME, FNAREN, AFPEN, AGSAS, FCPE) du 7 novembre 2008.

100 000 signatures pour la défense et le développement des RASED

Le 4 novembre, jour de l’examen en première lecture du budget de l’enseignement scolaire, en pleines vacances scolaires, près d’un millier de personnels des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté se sont rassemblés devant l’Assemblée Nationale à l’appel des associations professionnelles de maîtres spécialisés, avec le soutien des organisations syndicales et associatives de l’éducation.

Le 5 novembre à 20h00, la pétition « www.sauvonslesrased.org », mise en ligne le 12 octobre, atteignait sa 100 000ème signature.

Cette mobilisation sans précédent témoigne du refus, par la communauté scolaire et au-delà, du projet de suppression de 3000 postes E et G des RASED, suppression qui priverait d’aides spécialisées des dizaines de milliers d’élèves en difficulté à l’école.

Les organisations syndicales, les associations de professionnels et les associations de parents d’élèves (*) réitèrent solennellement leur demande d’audience au ministre de l’éducation nationale, qui, pour l’instant, se refuse à tout dialogue sur la question.

Elles appellent leurs organisations départementales, sur la base de l’adresse commune des 17 organisations (**) « Préservons et développons les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté » :

  • à amplifier la campagne d’opinion publique sur la nécessité des aides spécialisées à l’école pour les élèves en difficulté,
  • à débattre avec les familles, les professionnels de l’enfance, les partenaires de l’école
  • à soumettre des motions sur la défense et le développement des RASED dans les conseils d’écoles et dans toutes les instances paritaires (CTP, CDEN…),
  • à poursuivre les interventions auprès des députés, sénateurs, des élus locaux

(*) : SNUipp-FSU, SGEN-CFDT, SE-UNSA, SNUDI FO, SNPI-FSU, FNAME, FNAREN, AFPEN, AGSAS, FCPE

(**) : AFPEN, AFPSSU, AGEEM, AGSAS, ANCP, CGT Educ’action, FCPE, FNAME, FNAREN, ICEM, PEEP, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SmedEN, SNUDI FO, SNUipp-FSU, SUD éducation





Appel de l’AG d’Angers

24 10 2008

A l’occasion de l’AG départementale qui s’est tenue mercredi 22 octobre à la bourse du travail d’Angers et qui a regroupé 110 collègues suite aux 111 écoles qui se sont réunies en assemblées de secteur ; il a été décidé de s’adresser à tous les collègues du département ainsi qu’à l’ensemble des organisations syndicales départementales et nationales pour leur faire part des conclusions de nos discussions.
L’école publique et ses enseignants sont confrontés à une entreprise de démolition d’une ampleur inouïe. Avec cohérence, les contre réformes s’accumulent les unes après les autres contre l’école et contre notre statut.
- Les décrets Darcos suppriment deux heures de classe à tous les élèves, annualisent 108 heures de nos obligations de service, et instituent une aide personnalisée qui menace de disloquer l’ensemble des écoles.
- Ces décrets n’ayant aucune autre fonction que celle de supprimer des milliers de postes spécialisés, dans un 1er temps, 3000 postes de RASED sont supprimés dès la rentrée 2009.
- L’accompagnement éducatif, généralisé à toutes les écoles en septembre 2009, permettra “aux volontaires” et aux collectivités locales d’inscrire deux heures d’activités de plus à la journée de classe des élèves. Ajoutée à l’aide personnalisée, cette mesure contient en germe la multiplication des horaires à la carte, et le transfert d’une partie significative des activités de l’école aux collectivités locales.
- Un projet de loi sur les EPEP devrait être discuté au Parlement au début de l’année 2009. Les Établissements Publics d’Enseignement Primaire pourraient être mis en place dès la rentrée 2009. Ils regrouperaient plusieurs écoles sous l’autorité d’un chef d’établissement.
- Base Elèves, projet de disparition du barème départemental, et projet de mouvement national des enseignants des écoles prennent ainsi tout leur sens. Pour faire tourner les EPEP, les effectifs des élèves devront être globalisés et les enseignants affectés sur un EPEP et non plus sur une école.
- La disparition des IUFM et de l’année de formation professionnelle prend sa place dans l’édifice. Là encore, personne n’est dupe. Ni le master ni le tutorat ne vont améliorer la formation des maîtres. Il s’agit simplement de récupérer l’argent qui était encore investi dans la formation initiale. Par ailleurs, le nouveau concours est profondément remanié et n’est plus attaché à un poste à l’IUFM. Ce nouveau concours prépare l’étape suivante où, comme dans la fonction publique territoriale, on pourra avoir le concours et on devra ensuite chercher un poste, se vendre auprès des directeurs d’EPEP, comme ça se pratique déjà dans beaucoup de pays d’Europe.
- Les propos scandaleux tenus par Darcos sur la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans indique clairement que la disparition de l’école maternelle constitue l’un des objectifs du gouvernement.
- Enfin, la loi sur le Service Minimum d’Accueil (SMA) n’est rien d’autre qu’une brutale limitation apportée au droit de grève des enseignants des écoles.

Répétons-le. Toutes ces mesures n’ont qu’un but : récupérer des millions d’euros en supprimant des milliers de postes. C’est aussi le but de la réforme des lycées. C’est le but unique poursuivi par la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) dans toutes les administrations et services publics (les hôpitaux, les communes, les Départements et Régions, mais aussi la Poste, la SNCF, la Sécurité Sociale, l’assurance chômage,…) Il n’y a aucune autre justification à ces réformes !
Cela est d’autant plus révoltant que ces dernières semaines, le gouvernement a trouvé des dizaines de milliards, avec la BCE et les autres pays de l’Union européenne, pour venir au secours des spéculateurs et des banquiers au bord de la faillite.
Les enseignants ne sont pas prêts à accepter de sacrifier l’école, à accepter de se sacrifier pour sauver les spéculateurs et les banquiers !
La résistance qui s’exprime dans les écoles en témoigne, notamment la résistance à mettre en œuvre l’aide personnalisée, et les motions adoptées par plus de 180 écoles, qui ont été remises à l’IA. L’AG et l’Intersyndicale appellent à résister par tous les moyens à la mise en place de l’Aide Personnalisée. Ils apportent en particulier leur soutien total aux écoles et aux collègues qui ne mettront pas en place cette aide personnalisée.
Cependant, nous le disons à nouveau. On ne s’en sortira pas école par école. La mise en œuvre de l’aide personnalisée, les 60 heures, isolent les collègues dans leurs écoles. Chaque école met au point ses propres horaires personnalisés d’aide et de concertation. C’est la logique du système : isoler les enseignants école par école.
Pour mettre en échec l’offensive en cours, il faut renouer avec ce que nous avons fait en Maine et Loire au printemps, ce que nous avons repris le 8 octobre devant l’IA et à la Préfecture, il faut nous rassembler sur une revendication simple et claire « abrogation des décrets Darcos » !
Seule la riposte collective unie pourra ouvrir une issue. Seule une riposte collective nationale autour d’une revendication claire « abrogation des décrets Darcos » permettra à des milliers de collègues dans toutes les écoles, dans tous les départements de se retrouver au grand jour pour sauver l’école et notre statut, à commencer par le rétablissement des deux heures de classe qui ont été volées à tous les élèves du pays ! Mais il y a urgence !
Il semble aujourd’hui qu’une journée de grève nationale serait envisagée en novembre. Alors, nous nous adressons à tous les collègues, à tous les syndicats des enseignants des écoles dans tout le pays, ainsi qu’aux collègues des lycées et collèges et à leurs syndicats : oui, nous estimons que le moment est venu de nous rassembler dans la grève. Mais en même temps, nous ne voulons plus faire de grèves à répétition aussi inefficaces que décourageantes. Nous ne voulons plus de grèves qui se succèdent à des jours différents, profession par profession. Nous voulons la grève efficace.
Si un appel était lancé, sans tarder, dans l’unité à la grève nationale et à une manifestation nationale rassemblant ce jour là au ministère des enseignants de toutes les écoles de France pour y exiger l’abrogation des décrets Darcos, cet appel serait entendu. La voie de la mobilisation unie serait ouverte à l’échelle du pays.
Nous soumettons donc à tous les collègues des écoles, à tous les syndicats, cette réflexion. Nous leur proposons, s’ils sont d’accord, de reprendre cette adresse, ou tout autre document similaire, et de l’adresser largement autour d’eux, à tous les collègues, à tous les syndicats.