Nous invitions les collègues et ami(e)s qui sont resté(e)s à la FSU à voter:
- NON au rapport d’activité
- pour la liste ÉMANCIPATION.
(Le vote, par correspondance, est organisé par les sections départementales du SNUipp)
Nous invitions les collègues et ami(e)s qui sont resté(e)s à la FSU à voter:
- NON au rapport d’activité
- pour la liste ÉMANCIPATION.
(Le vote, par correspondance, est organisé par les sections départementales du SNUipp)
Après deux ans de rétention des rapports, nous avons enfin un document rendu public avec cette “Troisième note de synthèse” de l’Inspection générale dont le cynisme aide à y voir plus clair, presque tout y étant abordé de façon explicite et directe, de la “nécessité” des EPEP à la débrouille des collègues pour trouver des outils pour l’aide personnalisée, de l’augmentation souhaitée des postes à profils et de l’individualisation de la relation hiérarchique aux résistances rencontrées (et contrées), de l’utilisation des IEN, conseillers pédagogiques et TUIC (tout particulièrement dans l’utilisation des évaluations dans la recherche d’indicateurs de performance pour ces derniers) à la perspective de travailler le mercredi, etc. La politique gouvernementale dans les écoles triomphe, et c’est d’abord grâce à l’absence de véritable riposte syndicale.
Le SNUipp, syndicat majoritaire où nous avons proposé en vain pendant six ans une stratégie de lutte, a ainsi rencontré le nouveau ministre le 1° septembre [cf. ici] pour lui demander… un “comité de suivi” de l’aide personnalisée, ce qu’il a obtenu sans problème.
Gilles, cher camarade,
Nous te contactons au sujet du collègue Erwan Redon qui risque d’être licencié et au sujet duquel la direction nationale du SNUipp devrait intervenir de façon urgente. Nous attirons ton attention sur le fait qu’un tel licenciement créerait un précédent très grave et très dangereux pour la profession.
Cordialement,
Pour les collègues de la tendance Emancipation dans le 1° degré
Emmanuelle Lefevre, Stéphane Julien, Philippe Levet
Pour le retrait des plaintes contre deux militants de la FSE à Lyon.
Voir ici.
Voir le communiqué du SNPI-FSU:
Mieux vaut tard que jamais. On y sera!
Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique CGT – CFDT – FO – FSU – UNSA -CFTC – CGC – Solidaires
Les organisations syndicales de la Fonction Publique déplorent que, lors de la réunion multilatérale du 3 mars, les ministres de la Fonction Publique n’aient pas répondu aux principales revendications qu’elles avaient collectivement exprimées, notamment celle de l’arrêt de la politique aveugle des suppressions d’emploi avec un moratoire pour 2009 et celle d’une négociation salariale visant à une augmentation significative de la valeur du point d’indice et à une reconstruction de l’ensemble des grilles indiciaires. Le Ministre Eric Woerth s’est contenté de réaffirmer les choix du gouvernement, sans tenir compte ni des attentes de la population pour des services publics de qualité permettant de répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité, ni des attentes des personnels dont témoigne l’exceptionnelle mobilisation du 29 janvier dernier. Les organisations confirment leur appel aux agents de la Fonction Publique pour qu’ils participent massivement à la journée interprofessionnelle unitaire du 19 mars, en préparant grèves et manifestations avec l’ensemble des salariés.
Paris, le 4 mars 2009
La coordination nationale des universités en lutte réunie à l’Université Paris 8 le mercredi 11 février considère que les mêmes raisons font se dresser les collègues du premier, du second degré et de l’enseignement supérieur et de la recherche contre les projets et les pratiques du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du Ministère de l’Education Nationale.
Tous ensemble nous avons commencé à lutter et nous devrons lutter avec encore plus de détermination contre la précarisation de masse qui sera favorisée par les nouveaux concours de recrutement, contre les possibles dérives autoritaires de l’administration des établissements et des rectorats recruteurs, contre le sous-financement chronique de l’enseignement et de la recherche, contre la remise en question d’une formation disciplinaire et professionnelle de qualité, contre les suppressions de postes à tous les niveaux et dans tous les corps de l’éducation nationale.
Il est de plus en plus clair qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université qui promeut dans les programmes un type de transmission des savoirs réductrice, qui organise une défonctionnarisation de masse de l’éducation nationale, qui soumet à de simples impératifs budgétaires les décisions pédagogiques et scientifiques, qui recrée à tous les niveaux de petites ou grandes féodalités fondées sur la concentration du pouvoir dans les mains de quelques-uns, qui considère que l’on peut transposer tels quels les modes d’administration du secteur privé dans le secteur public. On fait ainsi bon marché à la fois des ravages que ces principes causent chez les salariés du privé et du fait que le secteur public ne peut et ne doit pas répondre aux mêmes critères que le privé, dans la mesure où l’enseignement et la recherche ne sauraient être considérés comme des marchandises.
Tout le monde est d’accord pour proclamer que l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche sont des priorités nationales. Mais le gouvernement le dit sans rien faire pour traduire en actes ces priorités. Il en va pourtant de la responsabilité et de la solidarité entre générations. Pour rappeler le gouvernement à ses devoirs, faisons monter tous ensemble une voix des écoles, des collèges, des lycées, des laboratoires et des universités, une voix qu’il devra entendre.
Les réformes actuellement en cours dans l’université participent aussi d’une attaque globale contre les services publics. Dans le contexte actuel de crise économique et alors que la politique du gouvernement consiste essentiellement à mettre les moyens de l’État à disposition des intérêts privés, cette politique est particulièrement insupportable et appelle une réponse globale.
Elle entraîne notamment la destruction de nos statuts : le décret réformant le statut des enseignants chercheurs n’est que la dernière en date des réformes qui attaquent les statuts de toutes les catégories de personnels de la fonction publique : individualisation des rémunérations et des carrières pour les personnels administratifs et techniques, bientôt rémunération au mérite des professeurs des écoles… La mastérisation des concours de recrutement des enseignants du secondaire et du primaire participe de la même logique d’accroissement des inégalités et de fragilisation des personnels. des suppressions de postes et des restrictions budgétaires : 1090 suppressions de postes cette année dans le secteur enseignement supérieur/recherche, 13 500 dans le secondaire, 30 000 annoncées pour l’ensemble de la fonction publique. C’est un plan social de grande ampleur que le gouvernement met en œuvre, alors même que l’augmentation dramatique du chômage sur le dernier trimestre et la crise économique rendent l’accomplissement de nos missions tout à la fois plus difficile et plus indispensable que jamais et exigeraient au contraire un plan ambitieux de création de postes. Le nombre de fonctionnaires ne peut devenir une variable d’adaptation du budget de l’état.
- L’extension de la précarité et de l’externalisation des fonctions : dans l’enseignement supérieur, ce sont 1/3 des personnels enseignants ou BIATOS qui sont en statuts précaires. L’externalisation forcée d’une part croissante de nos tâches et la disparition annoncée des catégories C conduisent à une situation qui allie le gâchis des deniers publics ainsi distribués au privé, l’aggravation des conditions de travail et la dégradation des services publics.
La communauté universitaire tout entière, enseignants-chercheurs, personnels administratifs et techniques, étudiants est entrée en lutte contre cette politique. Nous invitons nos collègues de l’enseignement primaire et secondaire, de la fonction publique et au delà tous les citoyens à débattre de l’opportunité et des moyens à mettre en ¦uvre pour mener ensemble ce combat indispensable à la survie d’un service public digne de ce nom.
Appelons ensemble à des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la maternelle à l’université : non aux contre-réformes Darcos/Pecresse » et réunissons-nous dans une grande manifestation ou dans un grand rassemblement par exemple le samedi 7 mars à Paris ou à une autre date entre la fin février et le début mars à convenir avec les syndicats et les collègues du premier et du second degré.
Communiqué de presse du SNUipp-FSU Guadeloupe
Depuis le 20 janvier 2009, le SNUipp Guadeloupe s’est résolument inscrit dans l’action, la mobilisation et la grève intersyndicale.
Lors des négociations avec le recteur, nos représentants ( Pioche, Thenard, Jarvis, Segur, Laug ) ont fait la démonstration que notre jeune académie va mal…Sa politique éducative patine… :
- RASED incomplet.
- postes vacants occupés par des Brigade et des ZIL
- impossibilité de réaliser les stages de formation continue
- pas de bilan des missions et des multiples postes à profil
- mise en œuvre précipitée des réformes sans concertation
- mal être chez les personnels enseignants
Le quotidien de nos écoles, se traduit par de maigres moyens matériels et humains, une exigence extrême dans les circonscriptions, une défiance permanente des parents, une désorganisation de la chaine hiérarchique..Tout cela conduit à la dévalorisation des enseignants.
On ne peut reprendre les cours sans réponse du recteur, sur nos principales revendications..LA GRÈVE CONTINUE !
Faisons de la mobilisation” Education nationale ” un maillon fort de la mobilisation générale “Iyannaj kont profitasyon”
Le SNUipp Guadeloupe appelle au renforcement de l’opération établissements fermés pour obliger le recteur à des réponses rapides et claires..
| DEP | VILLE | LIEU MANIF | HEURE |
|---|---|---|---|
| RP | Paris | Bastille-République-Opéra | 14h00 |
| 01 | Bourg en Bresse | Champ de Foire | 14h30 |
| Belley | Place des Terreaux | 16h00 | |
| 02 | Laon | Lycée Paul Claudel | 14h30 |
| St Quentin | Place du 8 octobre | 15h00 | |
| Soissons | Parc St Pierre | 14h00 | |
| Château Thierry | Place Paul Doumer | 17h30 | |
| 03 | Vichy | Place Jean Epinat | 15h30 |
| Montluçon | Place Jean Dormoy | 15h30 | |
| Moulins | Préfecture | 15h30 | |
| 04 | Digne | Place Général de Gaulle | 11h00 |
| 05 | Gap | Esplanade Préfecture | 10h30 |
| Briançon | Lycée | 10h00 | |
| 06 | Nice | Place Masséna | 10h00 |
| Grasse | Lycée Amiral de Grasse | 10h00 | |
| 07 | Privas | Préfecture | 10h30 |
| Annonay | Parking Super U face usine Canson | 14h00 | |
| Aubenas | Place Champ de Mars | 15h00 | |
| 08 | Charleville-Mézières | Place Ducale | 10h00 |
| 09 | Pamiers | Place Milliane | 10h30 |
| 10 | Troyes | Place de la Bourse | 14h00 |
| 11 | Carcassonne | Portail des Jacobins | 14h30 |
| Narbonne | Médiathèque | 14h30 | |
| 12 | Rodez | Quartier St Eloi | 14h30 |
| 13 | Marseille | Vieux port | 10h30 |
| 14 | Caen | Place St Pierre | 10h30 |
| Lisieux | Place François Mitterrand | 10h00 | |
| Vire | Porte Horloge | 17h00 | |
| 15 | Aurillac | ||
| 16 | Angoulême | Gare SNCF | 10h00 |
| 17 | La Rochelle | Aquarium | 10h30 |
| Rochefort | Place Colbert | 10h30 | |
| Saintes | Palais de Justice | 10h30 | |
| 18 | Bourges | Place Séraucourt | 10h30 |
| St Amand | Place de la République | 10h30 | |
| Vierzon | Forum République | 10h30 | |
| 19 | Brive | Place Thiers | 10h00 |
| Ussel | Place de la République | 15h00 | |
| Tulle | La Gare | 15h00 | |
| 2A | Ajaccio | Place Abbatucci | 10h00 |
| 2B | Bastia | ||
| 21 | Dijon | Place de la Libération | 14h30 |
| Montbard | AG Bourse W 10h30 Manif Place Gambetta | 14h30 | |
| 22 | St Brieuc | Place de la Liberté | 10h00 |
| Lannion | Devant le Tribunal | 11h00 | |
| 23 | Guéret | Mairie | 11h00 |
| 24 | Périgueux | Palais de Justice | 11h00 |
| Bergerac | Place de l’Eglise | 18h00 | |
| Sarlat | Place de la Poste | 15h00 | |
| 25 | Montbéliard | Champ de Foire | 14h00 |
| Besançon | Place de la révolution | 11h00 | |
| 26 | Valence | Champ de Mars | 14h00 |
| 27 | Evreux | Salle Omnisports | 14h00 |
| 28 | Chartres | Préfecture | 10h30 |
| 29 | Brest | Place de la Liberté | 10h30 |
| Quimper | Place de la Résistance | 10h30 | |
| Morlaix | Place de la Mairie | 10h30 | |
| Quimperlé | Coat Ker | 10h30 | |
| 30 | Nîmes | ||
| 31 | Toulouse | Compans Caffarelli (Rendez-vous FSU Place Arnaud-Bernard) | 14h00 |
| 32 | Auch | Stade | 10h00 |
| 33 | Bordeaux | Allée Tourny FSU : rue Lafaurie Monbadon | 10h30 |
| 34 | Montpellier | Peyrou | 14h30 |
| Béziers | Bourse du Travail | 10h00 | |
| 35 | Rennes | Place de la Gare | 11h30 |
| 36 | Châteauroux | Place de la République | 10h00 |
| 37 | Tours | Place de la Liberté | 10h00 |
| 38 | Grenoble | La Gare | 10h00 |
| Bourgoin Jallieu | Parking Diederichs | 9h30 | |
| Roussillon | Place des Cités | 10h00 | |
| Vienne | Sous-Préfecture | 13h30 | |
| 39 | Lons le Saunier | Place de la Liberté | 15h00 |
| Dole | Avenue de Lhar | 10h00 | |
| St Claude | Sous-Préfecture | 10h00 | |
| 40 | Mont de Marsan | Place des Arènes | 10h30 |
| 41 | Blois | Parc des Expositions | 14h30 |
| Vendôme | Sous-Préfecture | 11h00 | |
| Romorantin | Sous-Préfecture | 11h00 | |
| 42 | Roanne | Bourse du Travail | 10h30 |
| St Étienne | CCI | 10h00 | |
| 43 | Le Puy en Velay | Place Cadelade | 10h30 |
| 44 | Nantes | Place du Commerce | 14h00 |
| St Nazaire | Place de la Gare | 14h00 | |
| Chateaubriant | Place de la Mairie | 14h00 | |
| Ancenis | Rond point espace 23 | 14h00 | |
| 45 | Orléans | Parvis de la Cathédrale | 10h30 |
| Gien | Place Jean Jaurès | 10h30 | |
| Montargis | Place de Pâtis | 10h30 | |
| 46 | Cahors | Place Charles De Gaulle | 14h30 |
| Figeac | Parking Lycée Champollion | 14h00 | |
| 47 | Agen | Préfecture | 14h30 |
| 48 | Mende | La Chicanette | 10h00 |
| 49 | Angers | Place Leclerc | 10h30 |
| Cholet | Place Travot | 10h30 | |
| Saumur | Place de la Mairie | 11h00 | |
| Segré | Place du Port | 16h00 | |
| 50 | Cherbourg | Mairie | 10h30 |
| St Lô | Mairie | 10h30 | |
| Granville | Cours Jonville | 10h30 | |
| Avranches | 14h00 | ||
| 51 | Reims | Maison des Syndicats | 10h00 |
| Chalons | Place Valmy | 10h00 | |
| Épernay | Place Carnot | 10h00 | |
| Vitry le François | Lycée François 1er | ||
| 52 | Chaumont | ||
| 53 | Laval | Place du Jet d’Eau | 11h00 |
| 54 | Nancy | Place Stanislas | 14h00 |
| 55 | Bar le Duc | Place de la Gare (covoiturage Verdun,parking 8 mai 13h30 | 17h00 |
| 56 | Lorient | Maison des Syndicats bd Cosmao Dumanoir | 10h00 |
| Vannes | La Rabine | 10h00 | |
| Pontivy | La Paline | 10h00 | |
| 57 | Metz | Place Mazelle | 14h30 |
| 58 | Nevers | La Gare | 16h00 |
| 59 | Lille | Boulevard Louis XIV | 14h00 |
| Douai | Place d’Armes | 10h00 | |
| Dunkerque | Place Jean Bart | 14h30 | |
| 60 | Beauvais | Place Jeu de Paume | 14h00 |
| Compiègne | Cours Guynemer | 10h00 | |
| Creil | Faïencerie | 10h00 | |
| 61 | Alençon | Rd Point Bd Koutiala et av Gal Leclerc direction rte du Mans | 10h30 |
| Argentan | Place Leclerc | 10h15 | |
| Flers | Place du Marché | 17h00 | |
| L’Aigle | Place de l’Europe | 17h15 | |
| 62 | Arras | 9h30 | |
| Bethune | 9h00 | ||
| Boulogne | 9h30 | ||
| Lens | 10h00 | ||
| 63 | Clermont | Avenue de la République | 10h00 |
| 64 | Pau | Place de Verdun | 10h30 |
| Bayonne | Place Ste Ursule | 10h30 | |
| 65 | Tarbes | Bourse du Travail | 10h00 |
| 66 | Perpignan | Place de Catalogne | 10h30 |
| 69 | Lyon | Manufacture Tabacs FSU M° Sans Soucis | 10h30 |
| 70 | Vesoul | Mairie | 10h00 |
| 71 | Chalons | Maison de Syndicats | 15h00 |
| Le Creusot | Devant L’Alto | 15h00 | |
| Macon | Place des Cordeliers | 15h00 | |
| Montceau les Mines | Place de la Mairie | 15h00 | |
| Paray le Monial | Place de l’ Europe | 15h00 | |
| 72 | Le Mans | Palais des Congrès | 9h30 |
| 73 | Chambéry | Place de la Sasson | 14h30 |
| Albertville | Place de la Sous-Préfecture | 14h30 | |
| St Jean de Maurienne | Place du Champ de Foire | 14h30 | |
| 74 | Annecy | Préfecture | 14h00 |
| 76 | Rouen | Cours Clémenceau | 10h00 |
| Le Havre | Franklin | 9h30 | |
| Dieppe | La Gare | 10h00 | |
| Eu | Place guillaume le Conquérant | 10h00 | |
| 79 | Niort | Place de la Brèche | 11h30 |
| Thouars | Place Lavault | 11h00 | |
| 80 | Amiens | Maison de la Culture | 14h30 |
| Abbeville | Théâtre | 14h30 | |
| Friville Escarbotin | Place Jean Jaurès | 14h30 | |
| 81 | Albi | Place du Vigan | 14h30 |
| 82 | Montauban | Esplanade des Fontaines (ex Place Prax Paris | 14h30 |
| 83 | Toulon | Place de la Liberté | 10h00 |
| Draguignan | Sous-Préfecture | 10h30 | |
| 84 | Avignon | Gare Centre | 10h30 |
| 85 | La Roche sur Yon | Place Napoléon | 14h30 |
| Fontenay le Comte | Sous-Préfecture | 9h30 | |
| les Sables d’Olonne | Place du Jet d’Eau | 10h00 | |
| 86 | Poitiers | Promenade des Cours | 14h00 |
| 87 | Limoges | Place de la République | 10h00 |
| Saint Junien | 14h00 | ||
| 88 | Epinal | 14h30 | |
| 89 | Auxerre | Maison des Syndicats | 15h00 |
| Sens | 10h00 | ||
| Auxerre | 10h30 | ||
| Tonnerre | 9h00 | ||
| St Florentin | 9h30 | ||
| 90 | Belfort | Maison du Peuple AG 9h00 | 10h00 |
| 971 | Point à Pitre | ||
| 972 | Fort de France | ||
| 973 | Cayenne | ||
| 974 | St.Denis | Jardin de l’État vers Préfecture | 10h00 |
| St Pierre | Mairie vers Sous-Préfecture | 10h00 |
Voir aussi:
Des enseignants et lycéens manifestaient à Saint-Lô pour la venue du Président de la République . Il venait y souhaiter ses voeux à l’Education Nationale, et la CRS l’accompagnait. Matraquages, tirs de flashball et de lacrymos, et arrestations auront marqué la journée.
Communiqué intersyndical suite aux violences policières du 12 janvier
Les organisations syndicales CGT, FSU, Sud-Solidaires, CFDT, UNSA, UNEF, après les graves incidents qui ont eu lieu cet après-midi, interpellent le président de la République, les élus et les citoyens du département de la Manche. Dans un pays démocratique, la plus aveugle violence policière s’est déchainée sous nos yeux.
La manifestation organisée à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy a rassemblé 5000 personnes dans les rues de Saint-Lô, dans l’ordre et dans le calme. Les organisations syndicales ont veillé, tout au long de cette journée, à canaliser les manifestants et à éviter toute provocation.
Durant le rassemblement, cinq manifestants, dont quatre lycéens et un militant de la CGT ont été interpellés par les forces de l’ordre, sans qu’il y ait eu de leur part la moindre violence ou provocation. A la dislocation du rassemblement, les manifestants se sont rendus au commissariat pour accompagner une délégation qui demandait à être reçue. Après une première charge sans sommation, au gaz lacrymogène, les militants des organisations syndicales ont formé un cordon pour éviter tout débordement. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la mairie, pacifiquement, la tension baissant. Alors même que notre délégation revenait d’une audience en préfecture, les CRS arrêtaient plusieurs jeunes manifestants, suscitant la colère de leurs camarades. Les forces de police ont alors directement chargé, frappant à de multiples reprises des manifestants sans défense. Un autre militant de la CGT a été pris dans l’échauffourée.
Les forces de police ont voulu procéder aussitôt à un contrôle d’identité. Entouré par les militants, notre camarade a refusé de s’y soumettre immédiatement, cette injonction étant une atteinte manifeste au droit de manifester pacifiquement. Après que nous ayons tenté de négocier, les CRS ont de nouveau chargé, s’en prenant avec violence à un groupe d’une trentaine de personnes, d’où nous avions pris la peine d’évacuer tous les mineurs. Notre camarade est ce soir détenu au commissariat de Saint-Lô.
Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire locale. Jamais jusqu’ici notre ville n’avait été le théâtre de quelque violence que ce soit lors de manifestations. La population a toujours fait preuve de flegme et d’un grand respect de la légalité. Le jour même où le président de la République visite en coup de vent la capitale du département, la violence policière s’est déchaînée dans toute sa brutalité sur des manifestants pacifiques. Ce soir, ce sont non seulement une dizaine de citoyens – dont deux militants de la CGT- qui sont détenus injustement, touchés dans leur dignité et dans leur chair. Ce sont aussi les libertés fondamentales qui sont bafouées par la police de M. Sarkozy : droit de manifester, droit d’exprimer pacifiquement des opinions et des revendications, droit de militer dans une organisation syndicale et de faire grève. La violence policière qui, vue de notre département, pouvait passer pour un phénomène lointain, nous touche aujourd’hui de plein fouet. Notre démocratie, déjà bien mise à mal, est aujourd’hui malade : malade d’une brutalité froide et aveugle devenue la règle ; malade de l’autisme d’un gouvernement aux ordres du patronat ; malade enfin de l’intolérance d’un président incapable d’admettre que 5000 personnes lui expriment leur défiance, alors que seules quelques dizaines venaient le saluer.
Voir aussi: