Elections fédérales FSU

10 11 2009

Nous invitions les collègues et ami(e)s qui sont resté(e)s à la FSU à voter:

- NON au rapport d’activité

- pour la liste ÉMANCIPATION.

(Le vote, par correspondance, est organisé par les sections départementales du SNUipp)





La mise en oeuvre de la politique gouvernementale dans les écoles vue par l’Inspection générale

8 09 2009

Après deux ans de rétention des rapports, nous avons enfin un document rendu public avec cette “Troisième note de synthèse” de l’Inspection générale dont le cynisme aide à y voir plus clair, presque tout y étant abordé de façon explicite et directe, de la “nécessité” des EPEP à la débrouille des collègues pour trouver des outils pour l’aide personnalisée, de l’augmentation souhaitée des postes à profils et de l’individualisation de la relation hiérarchique aux résistances rencontrées (et contrées), de l’utilisation des IEN, conseillers pédagogiques et TUIC (tout particulièrement dans l’utilisation des évaluations dans la recherche d’indicateurs de performance pour ces derniers) à la perspective de travailler le mercredi, etc. La politique gouvernementale dans les écoles triomphe, et c’est d’abord grâce à l’absence de véritable riposte syndicale.

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Le SNUipp, syndicat majoritaire où nous avons proposé en vain pendant six ans une stratégie de lutte, a ainsi rencontré le nouveau ministre le 1° septembre [cf. ici] pour lui demander… un “comité de suivi” de l’aide personnalisée, ce qu’il a obtenu sans problème.





Mail au secrétaire général du SNUipp

5 06 2009

Gilles, cher camarade,
Nous te contactons au sujet du collègue Erwan Redon qui risque d’être licencié et au sujet duquel la direction nationale du SNUipp devrait intervenir de façon urgente. Nous attirons ton attention sur le fait qu’un tel licenciement créerait un précédent très grave et très dangereux pour la profession.
Cordialement,

Pour les collègues de la tendance Emancipation dans le 1° degré
Emmanuelle Lefevre, Stéphane Julien, Philippe Levet





Non à la répression politique à Lyon 2

6 05 2009

Pour le retrait des plaintes contre deux militants de la FSE à Lyon.

Voir ici.





Evals CM2: on demanderait aux IEN de tricher

14 03 2009

Voir le communiqué du SNPI-FSU:

Source : syndicat.snpi-fsu.org




Grève unitaire interpro le 19 mars

4 03 2009

Mieux vaut tard que jamais. On y sera!

Communiqué des organisations syndicales de la Fonction publique CGT – CFDT – FO – FSU – UNSA -CFTC – CGC – Solidaires

Les organisations syndicales de la Fonction Publique déplorent que, lors de la réunion multilatérale du 3 mars, les ministres de la Fonction Publique n’aient pas répondu aux principales revendications qu’elles avaient collectivement exprimées, notamment celle de l’arrêt de la politique aveugle des suppressions d’emploi avec un moratoire pour 2009 et celle d’une négociation salariale visant à une augmentation significative de la valeur du point d’indice et à une reconstruction de l’ensemble des grilles indiciaires. Le Ministre Eric Woerth s’est contenté de réaffirmer les choix du gouvernement, sans tenir compte ni des attentes de la population pour des services publics de qualité permettant de répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité, ni des attentes des personnels dont témoigne l’exceptionnelle mobilisation du 29 janvier dernier. Les organisations confirment leur appel aux agents de la Fonction Publique pour qu’ils participent massivement à la journée interprofessionnelle unitaire du 19 mars, en préparant grèves et manifestations avec l’ensemble des salariés.

Paris, le 4 mars 2009





Appel de la coordination nationale des universités aux syndicats et aux enseignants du premier et du second degré

13 02 2009

La coordination nationale des universités en lutte réunie à l’Université Paris 8 le mercredi 11 février considère que les mêmes raisons font se dresser les collègues du premier, du second degré et de l’enseignement supérieur et de la recherche contre les projets et les pratiques du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du Ministère de l’Education Nationale.

Tous ensemble nous avons commencé à lutter et nous devrons lutter avec encore plus de détermination contre la précarisation de masse qui sera favorisée par les nouveaux concours de recrutement, contre les possibles dérives autoritaires de l’administration des établissements et des rectorats recruteurs, contre le sous-financement chronique de l’enseignement et de la recherche, contre la remise en question d’une formation disciplinaire et professionnelle de qualité, contre les suppressions de postes à tous les niveaux et dans tous les corps de l’éducation nationale.

Il est de plus en plus clair qu’un projet cohérent est en train d’être mis en place de la maternelle à l’université qui promeut dans les programmes un type de transmission des savoirs réductrice, qui organise une défonctionnarisation de masse de l’éducation nationale, qui soumet à de  simples impératifs budgétaires les décisions pédagogiques et  scientifiques, qui recrée à tous les niveaux de petites ou grandes féodalités fondées sur  la concentration du pouvoir dans les mains de quelques-uns, qui considère  que l’on peut transposer tels quels les modes d’administration du secteur  privé dans le secteur public. On fait ainsi bon marché à la fois des ravages que ces principes causent chez les salariés du privé et du fait que le secteur public ne peut et ne doit pas répondre aux mêmes critères que le privé, dans la mesure où l’enseignement et la recherche ne sauraient être  considérés comme des marchandises.

Tout le monde est d’accord pour proclamer que l’éducation, l’enseignement  supérieur et la recherche sont des priorités nationales. Mais le gouvernement le dit sans rien faire pour traduire en actes ces priorités. Il en va pourtant de la responsabilité et de la solidarité entre générations. Pour rappeler le gouvernement à ses devoirs, faisons monter tous ensemble une voix des écoles, des collèges, des lycées, des laboratoires et des  universités, une voix qu’il devra entendre.

Les réformes actuellement en cours dans l’université participent aussi d’une attaque globale contre les services publics. Dans le contexte actuel de crise économique et alors que la politique du gouvernement consiste  essentiellement à mettre les moyens de l’État à disposition des intérêts privés, cette politique est particulièrement insupportable et appelle une réponse globale.

Elle entraîne notamment  ­ la destruction de nos statuts : le décret réformant le statut des  enseignants chercheurs n’est que la dernière en date des réformes qui attaquent les statuts de toutes les catégories de personnels de la fonction publique : individualisation des rémunérations et des carrières pour les personnels administratifs et techniques, bientôt rémunération au mérite des professeurs des écoles… La mastérisation des concours de recrutement des enseignants du secondaire et du primaire participe de la même logique  d’accroissement des inégalités et de fragilisation des personnels.­ des suppressions de postes et des restrictions budgétaires : 1090 suppressions de postes cette année dans le secteur enseignement supérieur/recherche, 13 500 dans le secondaire, 30 000 annoncées pour l’ensemble de la fonction publique. C’est un plan social de grande ampleur que le gouvernement met en œuvre, alors même que l’augmentation dramatique du chômage sur le dernier trimestre et la crise économique rendent l’accomplissement de nos missions tout à la fois plus difficile et plus indispensable que jamais et exigeraient au contraire un plan ambitieux de création de postes. Le nombre de fonctionnaires ne peut devenir une variable d’adaptation du budget de  l’état.

- L’extension de la précarité et de l’externalisation des fonctions : dans  l’enseignement supérieur, ce sont 1/3 des personnels enseignants ou BIATOS  qui sont en statuts précaires. L’externalisation forcée d’une part croissante de nos tâches et la disparition annoncée des catégories C conduisent à une situation qui allie le gâchis des deniers publics ainsi distribués au privé, l’aggravation des conditions de travail et la dégradation des services publics.

La communauté universitaire tout entière, enseignants-chercheurs, personnels  administratifs et techniques, étudiants est entrée en lutte contre cette  politique. Nous invitons nos collègues de l’enseignement primaire et  secondaire, de la fonction publique et au delà tous les citoyens à débattre de l’opportunité et des moyens à mettre en ¦uvre pour mener ensemble ce combat indispensable à la survie d’un service public digne de ce nom.

Appelons ensemble à des actions communes partout sur le mot d’ordre « De la  maternelle à l’université : non aux contre-réformes Darcos/Pecresse » et réunissons-nous dans une grande manifestation ou dans un grand rassemblement par exemple le samedi 7 mars à Paris ou à une autre date entre la fin février et le début mars à convenir avec les syndicats et les collègues du premier et du second degré.





En Guadeloupe

3 02 2009

Communiqué de presse du SNUipp-FSU Guadeloupe

Depuis le 20 janvier 2009, le SNUipp Guadeloupe s’est résolument inscrit dans l’action, la mobilisation et la grève intersyndicale.

Lors des négociations avec le recteur, nos représentants ( Pioche, Thenard, Jarvis, Segur, Laug ) ont fait la démonstration que notre jeune académie va mal…Sa politique éducative patine… :

- RASED incomplet.

- postes vacants occupés par des Brigade et des ZIL

- impossibilité de réaliser les stages de formation continue

- pas de bilan des missions et des multiples postes à profil

- mise en œuvre précipitée des réformes sans concertation

- mal être chez les personnels enseignants

Le quotidien de nos écoles, se traduit par de maigres moyens matériels et humains, une exigence extrême dans les circonscriptions, une défiance permanente des parents, une désorganisation de la chaine hiérarchique..Tout cela conduit à la dévalorisation des enseignants.

On ne peut reprendre les cours sans réponse du recteur, sur nos principales revendications..LA GRÈVE CONTINUE !

Faisons de la mobilisation” Education nationale ” un maillon fort de la mobilisation générale “Iyannaj kont profitasyon”

Le SNUipp Guadeloupe appelle au renforcement de l’opération établissements fermés pour obliger le recteur à des réponses rapides et claires..





Les manifs de jeudi

27 01 2009
DEP VILLE LIEU MANIF HEURE
RP Paris Bastille-République-Opéra 14h00
01 Bourg en Bresse Champ de Foire 14h30
Belley Place des Terreaux 16h00
02 Laon Lycée Paul Claudel 14h30
St Quentin Place du 8 octobre 15h00
Soissons Parc St Pierre 14h00
Château Thierry Place Paul Doumer 17h30
03 Vichy Place Jean Epinat 15h30
Montluçon Place Jean Dormoy 15h30
Moulins Préfecture 15h30
04 Digne Place Général de Gaulle 11h00
05 Gap Esplanade Préfecture 10h30
Briançon Lycée 10h00
06 Nice Place Masséna 10h00
Grasse Lycée Amiral de Grasse 10h00
07 Privas Préfecture 10h30
Annonay Parking Super U face usine Canson 14h00
Aubenas Place Champ de Mars 15h00
08 Charleville-Mézières Place Ducale 10h00
09 Pamiers Place Milliane 10h30
10 Troyes Place de la Bourse 14h00
11 Carcassonne Portail des Jacobins 14h30
Narbonne Médiathèque 14h30
12 Rodez Quartier St Eloi 14h30
13 Marseille Vieux port 10h30
14 Caen Place St Pierre 10h30
Lisieux Place François Mitterrand 10h00
Vire Porte Horloge 17h00
15 Aurillac
16 Angoulême Gare SNCF 10h00
17 La Rochelle Aquarium 10h30
Rochefort Place Colbert 10h30
Saintes Palais de Justice 10h30
18 Bourges Place Séraucourt 10h30
St Amand Place de la République 10h30
Vierzon Forum République 10h30
19 Brive Place Thiers 10h00
Ussel Place de la République 15h00
Tulle La Gare 15h00
2A Ajaccio Place Abbatucci 10h00
2B Bastia
21 Dijon Place de la Libération 14h30
Montbard AG Bourse W 10h30 Manif Place Gambetta 14h30
22 St Brieuc Place de la Liberté 10h00
Lannion Devant le Tribunal 11h00
23 Guéret Mairie 11h00
24 Périgueux Palais de Justice 11h00
Bergerac Place de l’Eglise 18h00
Sarlat Place de la Poste 15h00
25 Montbéliard Champ de Foire 14h00
Besançon Place de la révolution 11h00
26 Valence Champ de Mars 14h00
27 Evreux Salle Omnisports 14h00
28 Chartres Préfecture 10h30
29 Brest Place de la Liberté 10h30
Quimper Place de la Résistance 10h30
Morlaix Place de la Mairie 10h30
Quimperlé Coat Ker 10h30
30 Nîmes
31 Toulouse Compans Caffarelli (Rendez-vous FSU Place Arnaud-Bernard) 14h00
32 Auch Stade 10h00
33 Bordeaux Allée Tourny FSU : rue Lafaurie Monbadon 10h30
34 Montpellier Peyrou 14h30
Béziers Bourse du Travail 10h00
35 Rennes Place de la Gare 11h30
36 Châteauroux Place de la République 10h00
37 Tours Place de la Liberté 10h00
38 Grenoble La Gare 10h00
Bourgoin Jallieu Parking Diederichs 9h30
Roussillon Place des Cités 10h00
Vienne Sous-Préfecture 13h30
39 Lons le Saunier Place de la Liberté 15h00
Dole Avenue de Lhar 10h00
St Claude Sous-Préfecture 10h00
40 Mont de Marsan Place des Arènes 10h30
41 Blois Parc des Expositions 14h30
Vendôme Sous-Préfecture 11h00
Romorantin Sous-Préfecture 11h00
42 Roanne Bourse du Travail 10h30
St Étienne CCI 10h00
43 Le Puy en Velay Place Cadelade 10h30
44 Nantes Place du Commerce 14h00
St Nazaire Place de la Gare 14h00
Chateaubriant Place de la Mairie 14h00
Ancenis Rond point espace 23 14h00
45 Orléans Parvis de la Cathédrale 10h30
Gien Place Jean Jaurès 10h30
Montargis Place de Pâtis 10h30
46 Cahors Place Charles De Gaulle 14h30
Figeac Parking Lycée Champollion 14h00
47 Agen Préfecture 14h30
48 Mende La Chicanette 10h00
49 Angers Place Leclerc 10h30
Cholet Place Travot 10h30
Saumur Place de la Mairie 11h00
Segré Place du Port 16h00
50 Cherbourg Mairie 10h30
St Lô Mairie 10h30
Granville Cours Jonville 10h30
Avranches 14h00
51 Reims Maison des Syndicats 10h00
Chalons Place Valmy 10h00
Épernay Place Carnot 10h00
Vitry le François Lycée François 1er
52 Chaumont
53 Laval Place du Jet d’Eau 11h00
54 Nancy Place Stanislas 14h00
55 Bar le Duc Place de la Gare (covoiturage Verdun,parking 8 mai 13h30 17h00
56 Lorient Maison des Syndicats bd Cosmao Dumanoir 10h00
Vannes La Rabine 10h00
Pontivy La Paline 10h00
57 Metz Place Mazelle 14h30
58 Nevers La Gare 16h00
59 Lille Boulevard Louis XIV 14h00
Douai Place d’Armes 10h00
Dunkerque Place Jean Bart 14h30
60 Beauvais Place Jeu de Paume 14h00
Compiègne Cours Guynemer 10h00
Creil Faïencerie 10h00
61 Alençon Rd Point Bd Koutiala et av Gal Leclerc direction rte du Mans 10h30
Argentan Place Leclerc 10h15
Flers Place du Marché 17h00
L’Aigle Place de l’Europe 17h15
62 Arras 9h30
Bethune 9h00
Boulogne 9h30
Lens 10h00
63 Clermont Avenue de la République 10h00
64 Pau Place de Verdun 10h30
Bayonne Place Ste Ursule 10h30
65 Tarbes Bourse du Travail 10h00
66 Perpignan Place de Catalogne 10h30
69 Lyon Manufacture Tabacs FSU M° Sans Soucis 10h30
70 Vesoul Mairie 10h00
71 Chalons Maison de Syndicats 15h00
Le Creusot Devant L’Alto 15h00
Macon Place des Cordeliers 15h00
Montceau les Mines Place de la Mairie 15h00
Paray le Monial Place de l’ Europe 15h00
72 Le Mans Palais des Congrès 9h30
73 Chambéry Place de la Sasson 14h30
Albertville Place de la Sous-Préfecture 14h30
St Jean de Maurienne Place du Champ de Foire 14h30
74 Annecy Préfecture 14h00
76 Rouen Cours Clémenceau 10h00
Le Havre Franklin 9h30
Dieppe La Gare 10h00
Eu Place guillaume le Conquérant 10h00
79 Niort Place de la Brèche 11h30
Thouars Place Lavault 11h00
80 Amiens Maison de la Culture 14h30
Abbeville Théâtre 14h30
Friville Escarbotin Place Jean Jaurès 14h30
81 Albi Place du Vigan 14h30
82 Montauban Esplanade des Fontaines (ex Place Prax Paris 14h30
83 Toulon Place de la Liberté 10h00
Draguignan Sous-Préfecture 10h30
84 Avignon Gare Centre 10h30
85 La Roche sur Yon Place Napoléon 14h30
Fontenay le Comte Sous-Préfecture 9h30
les Sables d’Olonne Place du Jet d’Eau 10h00
86 Poitiers Promenade des Cours 14h00
87 Limoges Place de la République 10h00
Saint Junien 14h00
88 Epinal 14h30
89 Auxerre Maison des Syndicats 15h00
Sens 10h00
Auxerre 10h30
Tonnerre 9h00
St Florentin 9h30
90 Belfort Maison du Peuple AG 9h00 10h00
971 Point à Pitre
972 Fort de France
973 Cayenne
974 St.Denis Jardin de l’État vers Préfecture 10h00
St Pierre Mairie vers Sous-Préfecture 10h00

Voir aussi:





Saint-Lô, 12 janvier

14 01 2009

Des enseignants et lycéens manifestaient à Saint-Lô pour la venue du Président de la République . Il venait y souhaiter ses voeux à l’Education Nationale, et la CRS l’accompagnait. Matraquages, tirs de flashball et de lacrymos, et arrestations auront marqué la journée.

Communiqué intersyndical suite aux violences policières du 12 janvier

Les organisations syndicales CGT, FSU, Sud-Solidaires, CFDT, UNSA, UNEF, après les graves incidents qui ont eu lieu cet après-midi, interpellent le président de la République, les élus et les citoyens du département de la Manche. Dans un pays démocratique, la plus aveugle violence policière s’est déchainée sous nos yeux.

La manifestation organisée à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy a rassemblé 5000 personnes dans les rues de Saint-Lô, dans l’ordre et dans le calme. Les organisations syndicales ont veillé, tout au long de cette journée, à canaliser les manifestants et à éviter toute provocation.

Durant le rassemblement, cinq manifestants, dont quatre lycéens et un militant de la CGT ont été interpellés par les forces de l’ordre, sans qu’il y ait eu de leur part la moindre violence ou provocation. A la dislocation du rassemblement, les manifestants se sont rendus au commissariat pour accompagner une délégation qui demandait à être reçue. Après une première charge sans sommation, au gaz lacrymogène, les militants des organisations syndicales ont formé un cordon pour éviter tout débordement. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la mairie, pacifiquement, la tension baissant. Alors même que notre délégation revenait d’une audience en préfecture, les CRS arrêtaient plusieurs jeunes manifestants, suscitant la colère de leurs camarades. Les forces de police ont alors directement chargé, frappant à de multiples reprises des manifestants sans défense. Un autre militant de la CGT a été pris dans l’échauffourée.

Les forces de police ont voulu procéder aussitôt à un contrôle d’identité. Entouré par les militants, notre camarade a refusé de s’y soumettre immédiatement, cette injonction étant une atteinte manifeste au droit de manifester pacifiquement. Après que nous ayons tenté de négocier, les CRS ont de nouveau chargé, s’en prenant avec violence à un groupe d’une trentaine de personnes, d’où nous avions pris la peine d’évacuer tous les mineurs. Notre camarade est ce soir détenu au commissariat de Saint-Lô.

Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire locale. Jamais jusqu’ici notre ville n’avait été le théâtre de quelque violence que ce soit lors de manifestations. La population a toujours fait preuve de flegme et d’un grand respect de la légalité. Le jour même où le président de la République visite en coup de vent la capitale du département, la violence policière s’est déchaînée dans toute sa brutalité sur des manifestants pacifiques. Ce soir, ce sont non seulement une dizaine de citoyens – dont deux militants de la CGT- qui sont détenus injustement, touchés dans leur dignité et dans leur chair. Ce sont aussi les libertés fondamentales qui sont bafouées par la police de M. Sarkozy : droit de manifester, droit d’exprimer pacifiquement des opinions et des revendications, droit de militer dans une organisation syndicale et de faire grève. La violence policière qui, vue de notre département, pouvait passer pour un phénomène lointain, nous touche aujourd’hui de plein fouet. Notre démocratie, déjà bien mise à mal, est aujourd’hui malade : malade d’une brutalité froide et aveugle devenue la règle ; malade de l’autisme d’un gouvernement aux ordres du patronat ; malade enfin de l’intolérance d’un président incapable d’admettre que 5000 personnes lui expriment leur défiance, alors que seules quelques dizaines venaient le saluer.

Voir aussi: