Lundi 19 septembre 2011
Motion adoptée par le CDFD des Pyrénées Atlantiques le lundi 19 septembre.
La FSU doit porter une analyse de la situation sociale, politique et économique qui ne se laisse pas enfermer dans le cadre de pensée libéral : les dettes publiques et les déficits sont instrumentalisés pour dépouiller encore plus les salariés de leurs droits et du fruit de leur travail. Face à l’endettement public et à la nécessiter de renforcer (reconstruire dans certains cas) le service public et la protection sociale (petite enfance, dépendance…), il faut exiger la mise en oeuvre d’une fiscalité effectivement progressive qui taxe fortement les hauts patrimoines et revenus, et le retour de la politique monétaire dans le cadre démocratique.
La crise actuelle est celle d’un système profondément inégalitaire, et l’on ne pourra en sortir qu’en sortant de ce système. Il faut transformer la répartition entre revenus du travail et du capital et du travail au profit du travail, et réduire les inégalités entre les salaires.
La FSU, en tant que fédération de la fonction publique doit poursuivre et accentuer sa campagne de défense d’un service public ambitieux, pilier d’une société solidaire et égalitaire.
La FSU a pris ses responsabilité en cette rentrée, en impulsant l’action du 27 septembre dans l’éducation et en portant un mandat de grève unitaire pour le 11 octobre. Elle doit poursuivre dans cette voie, et pousser l’ensemble des salariés et leurs organisations syndicales à ne pas attendre après les élections présidentielles pour lutter et défendre leurs intérêts. La recherche de l’unité syndicale doit se poursuivre, elle doit se construire dans la l’action, mais elle ne doit pas conduire à en rabattre sur le niveau d’action et sur les revendications.
Les mobilisations du 27/09 et du 11/10 sont liées aux mêmes exigences. Leur réussite dépend des suites qui doivent être impulsées au niveau national. Des signes forts de mobilisation, dans le cadre d’un plan d’action, doivent être envoyés pour porter les attentes des salariés des différentes fonctions publiques.
La FSU doit maintenir son engagement auprès des sans papiers et en particulier auprès des familles, la mobilisation doit s’amplifier pour défendre l’accueil, la protection et la scolarisation et les valeurs de solidarité.
Parallèlement aux mobilisations dans l’éducation et contre l’austérité en interprofessionnelle, la FSU mobilise pour défendre la culture, la santé, les métiers sociaux le 24 septembre.

